Non, il n’ya
pas de faute d’aurtaugraffe dans le titre. Ce soir, je parcourais l’œil distrait
les news concentrés dans mes signets Netvibes. Et, à nouveau, l’excellent « ars
technica » fit vibrer ma fibre de geek.
A mesure
que la médecine avance dans sa connaissance des cellules souches, une
question majeure se pose : comment les organiser de façon à mimer leur
agencement dans un organe donné, afin de le reproduire à l’identique ?
La
résolution suppose une machine capable de placer des cellules dans un ordre très
précis et à le faire de manière répétitive jusqu’à ce que l’organe à reproduire
apparaisse.
Donc, si on
doit refaire un cœur, il faudrait un réceptacle (par exemple une cartouche)
capable de déposer de manière très précise des cellules reconstituant les
vaisseaux sanguins et un autre capable d’injecter les cellules responsables du
battement. Tout cela en reproduisant la forme d’un cœur.
Comme vous
êtes sagaces, vous avez compris : la science s’intéresse de très près aux
imprimantes à jet d’encre. Vous remplacez la feuille
blanche par un gel stérile et après un temps à définir, voilà votre nouveau cœur.
Aux
oubliettes, le major Steve Austin. Trois milliards ? Un scanner, une bonne
deskjet et basta, on vous refait le Steve pour 99€ plus les cartouches. Il est
vrai qu’au prix des cartouches, ça risque de chiffrer quand même.
Reste les
problèmes ancillaires. Psychologiques, d’abord. Si votre cœur a été refait par
une HP, pourrez-vous éprouver de l’attirance pour une partenaire clonée par une
Epson ? Ethiques ensuite : si votre partenaire s’appelle Lorena
Bobbit, irez-vous encore avec l’organe sectionné à l’hôpital pour le faire recoudre ou
profiterez-vous de la toute dernière injection piezo (en gonflant les
proportions bien sûr) ?
D’ailleurs
qui dit que vous irez encore à l’hôpital ? Madame n’est pas satisfaite ?
« Dessine-moi le modèle, chérie, après on va à l’imprimante ».
C’est ça qu’on
appelle les tendances lourdes (Lourdes ?) de la technologie.
Bulle bionique ?