Ce soir, je dépouille mon courrier et y trouve le CD d'Amy Winehouse, Back to Black.
Comme tous les passionnés de base, j'insère la biscotte dans le toaster et je le rippe en mp3 pour pouvoir l'écouter sur mon baladeur. Et ben, à en croire la RIAA (qui me fait de plus en plus riire), ça me fera bientôt aller en prison, cf. l'article de PCinpact.
Madame Riia,
D'abord aujourd'hui la prison c'est devenu très chic, toutes les starlettes d'Hollywood s'y précipitent. En plus, comme la plupart témoignent de moeurs plutôt dissolues, ça pourrait vite devenir une récompense. Chère madame RIAA, je m'accuse d'avoir rippé un CD. Mais je veux être jugé à Hollywood.
Ensuite, si je n'ai plus le droit d'écouter la musique que j'ai achetée, sous la forme que je désire, je ne vois plus très bien l'intérêt de dépenser mon argent. Devant des chiffres de vente en chute libre, on serait en droit d'attendre un peu plus d'imagination, de talent voire de compétence en marketing. Comme, par exemple de satisfaire les attentes des clients plutôt que de les pousser dans une direction dont ils ne veulent pas. Ratiatum publie les chiffres pour la France, accompagnés d'un prix moyen par CD. Etonnez-vous ensuite que les ventes chutent.
D'autre part, chère RIIA, le CD "Back to Black" est téléchargeable en format mp3 à partir d'une grande librairie en ligne (dont le nom évoque...). Qui allez-vous poursuivre chez eux ?
On savait depuis longtemps que vous manquiez de neurones, chère Madame, mais ce n'est que le premier terme de l'équation.
On touche le point le plus bas à examiner les décisions judiciaires à chaque procès retentissant. On en vient à regretter que la spécialisation en NTIC ne soit pas obligatoire pour tous les juristes. Ca en ferait des gens très biens sous tous rapports et nous fournirait le deuxième terme de la même équation. On peut peut-être vous aider ?
Enfin, si vous aimez le R&B, Back to Black déchire sa race.
On peut acheter, merci