Food and Drink

15/05/2007

In vino veritas

Je suis amoureux. Amoureux de la vérité. Spécialement de celle qui se trouve dans le vin.
Et là, aujourd’hui, divine expérience, nous avons partagé probablement le meilleur vin du monde :

le Brunello di Montalcino.

Sensation unique, j’ai eu le privilège de goûter en premier. Après la première gorgée, je ne voulais plus rendre la bouteille. Après qu’ils aient été servis, mes amis ne voulaient plus qu’on remplisse mon verre…

A l’inspiration, le Brunello exhale les effluves d’un parfum noble destiné aux grandes occasions. En bouche, il est long, très long, infini et d’une rondeur parfaite. Equilibre subtil entre les arômes de tanin, de vigne et de toutes les subtilités qu’un nectar doit pouvoir harmoniser, le Brunello ne laisse aucune trace, physique ou mentale sur le consommateur, une fois la bouteille vidée (snif).  

Le Brunello ne se boit ni ne se déguste. Profiter d’une bouteille du nectar italien, équivaut à une séance initiatique, une étape vers un état supérieur de l’être, une transition entre le quotidien et le nirvana. Nous avons eu beaucoup de mal à refuser une deuxième bouteille. A bien y réfléchir, nous avons bien fait. La perfection de l’expérience ne supportait ni rappel ni comparaison.

 J’ai déclaré, dans le titre, mon amour pour la vérité (viticole, surtout). Pour prouver ma bonne foi voici la photo du cadavre.


Brunello

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