Anguille sous roche
L'OPA "amicale" lancée par Microsoft sur Yahoo (et son point d'exclamation) semble bel et bien terminée. Ce soir, un porte-parole de Redmond nous informe d'un changement de cap.
L'OPA "amicale" lancée par Microsoft sur Yahoo (et son point d'exclamation) semble bel et bien terminée. Ce soir, un porte-parole de Redmond nous informe d'un changement de cap.
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde où
vous n'êtes pas du côté du plus fort ? Aujourd’hui, superman est la norme, Terminator
une petite fille impubère.
Bienvenue dans un monde où l’avenir appartient
déjà au passé, dans un monde où les êtres ne dorment jamais, dans un monde de
transhumance postindustrielle, où les humanoïdes migrent chaque mois sur les
bords de l’Ill (et l’Ill est vilaine), où l’on définit la vodka
en 23 langues, où l’ampleur des tâches ne permet pas aux créatures bioniques de
communiquer avec le vulgum pecus.
Vous le lirez ici, le Parlement européen ne
dort jamais. Ce gigantesque establishment qui ravale Shanghai au rang de Legoland
vient d’annexer New York City, l’autre endroit où l’on ne dort jamais. Jamais
de sommeil. Jamais de repos. Tant pis pour la fatigue, tant pis pour la
concentration. Tant pis pour les menues erreurs. On s’en fout si New York n’est
pas en Europe, l’important c’est de ne pas dormir. On s’en tape d’une page de
garde différente de celle annoncée, le vrai défi c’est de garder les yeux
ouverts plus longtemps qu’un gamer coréen. En fait ils dorment si peu qu’avant
les "vac quoi ?", ils sont déjà capables de vous annoncer ce qu’ils vont
publier pendant leur absence. Ca aussi c’est très fort.
Seul un cerveau mesquin comme le vôtre en
conclurait que des articles pourraient être repackagés et repassés au micro-ondes
avant de vous les resservir pendant qu’ils bronzent (éveillés).
Bien sûr, les bâtiments sont vides en août,
mais que trouve-t-on à New York sinon quelques touristes européens ?
Comme l’écrivait Corneille, « Et le désir s’accroit lorsque l’effet se recule ». Voilà la vraie raison qui poussent nos marathoniens du travail à s’absenter quatre semaines d’affilée. A leur retour début septembre, leur sevrage insupportable nous contraindra à les supplier à genoux de nous parler de New York sur l’Ill ou de nous raconter pourquoi ils n’ont pas voulu afficher deux pages de garde en même temps. Pourrons-nous comprendre ?
2009 s’annonce comme l’année du bouleversement démocratique
de l’Occident.
De ce côté de l’Atlantique, 500 millions de
citoyens aux yeux pleins d’étoiles éliront le nouveau parlement européen. Il
conviendra de préparer les plus faibles d’entre nous au choc psychologique que
représentera la coupure du cordon ombilical avec l’euro-député(e) actuel(le). Devant le magnétisme communiquant de ces derniers et la criticité des problèmes abordés, l’Europe risque
de perdre ses balises politiques au début de la deuxième décennie. L’euro-nul
ose à peine imaginer ce qui pourrait advenir en cas de rocade entre le PPE et
le PSE. C’est l’équilibre de la Robertsau et de la rue Belliard s’en trouverait
bouleversé (sans compter le possible glissement géologique du Kirchberg), avec
les conséquences qu’on devine.
De l’autre côté de l’océan, le ou la nouveau
/nouvelle président(e) des Etats-Unis prendra ses fonctions. Et à voir les
déclarations de la favorite des démocrates, on se rend compte que, là aussi,
tout va changer. D’après cet article de Rue89.com, Hilary a d’ores et déjà
trouvé l’explication des problèmes américains dans le Golfe : « C’est la faute aux Irakiens ».
Réflexe atavique sans doute, voici trois cents ans, ses ancêtres affirmaient « C’est la faute aux Iroquois ».
On se demande quelle mouche peut bien piquer
les Irakiens de refuser les bienfaits de l’uranium appauvri, du kérosène en
gelée ou des projectiles à fragmentations diverses. Bien sûr certains médisants
avaient pronostiqué des petits ajustements mais à ce point, c’est de l’ingratitude
crasse. Il est donc tout à fait logique de voir Hilary remettre de l’ordre en
Mésopotamie. Repasser la patate chaude aux Irakiens lui permet de sauver la
face entre Boston et San Francisco. Car à l’époque, la sénatrice de New York
avait appuyé ostensiblement l’idée de l’excursion en mer rouge.
Nous touchons ici à un des aspects les plus
fascinants de la démocratie américaine. Alors qu’au parlement européen, les
députes PPE et PSE s’apprêtent à s’ouvrir mutuellement la gorge, aux Etats-Unis
les rivalités politiques n’empêchent pas une certaine complicité. Symbole de
maturité politique, démocrates et républicains ont organisé l’alternance
par Bush et Clinton interposés. Au commencement, il y eu Georges Bush père et
son happening technologique entre le Tigre et l’Euphrate. Puis arriva Bill pour
huit années de prospérité. Le maître de stage de Monica atteint la limite de
ses mandats et qui voilà ? W qui marque ses pas dans les pas de son père.
W arrive au terme de son second mandat ? Pas de problème l’autre clan présente Hillary. Pour la suite, dormez tranquille, ils disposent encore de Jeb d’un
côté et de Chelsea de l’autre. Une vraie leçon de comportement à ces sauvages d’euro-députés.
En résumé voici les cinq points qui changeront de
chaque côté de l’Atlantique après 2009 :
1. 2010
2. 2011
3. 2012
4. 2013
5. 2014
Si deux hommes ont toujours la même opinion, l’un
d’eux est de trop. (Winston Churchill).
Georges W Bush et Tony Blair s’entendent comme
larrons en foire. Par exemple pour expérimenter l’uranium appauvri chez ceux qui ne
leur ont rien fait. Or, les chefs d’Etat susmentionnés étant de couleurs
politiques différentes, cette complicité intrigue. Le seul fait d’être
wasp (white anglo saxon protestant) n’explique pas tout.
Pour se rapprocher, ils peuvent utiliser les technologies
de communication modernes. Et l’on peut être certain que le téléphone rouge
fonctionne à la Maison Blanche (ça vient d'arte). Mais le piratage des
télécommunications par des puissances hostiles rend ce genre d’échange
aléatoire. En réalité, les caricaturistes nous livrent une indication, la
science une autre.
D’une part, toute caricature d’un d’entre eux
le représente orné de grandes oreilles écartées. D’autre part, le vénérable
quotidien « Le Monde » nous livre le deuxième terme de l’équation :
les éléphants (métaphore désignant les hommes politiques de poids) peuvent
écouter avec leurs pieds. Et le béotien que je suis de se demander pourquoi les
pachydermes ont besoin de leurs pieds, alors qu’ils ont des oreilles surdimensionnées.
Parce qu’ils entendent à plus grande distance, en décodant les vibrations du
sol. Rien de tel pour une conversation à 4.000km de distance que d’écouter avec
ses pieds. Et la bonne entente entre les deux compères prouvent qu’ils ont les
pieds sur terre. De plus, l’expression « bête comme ses pieds » sied
très bien à l’un d’entre eux.
Reste la confidentialité : comment
empêcher les autres chefs d’Etat d’écouter, eux aussi avec les pieds ? Les
bons élèves auront noté dans l’article du Monde que les auteurs de la
découverte sont … américains et parlent en connaissance de cause. A contrario, d’extraction
différente, les éléphants du Kenya et de Namibie se comprennent mal. Ce qui explique
pourquoi la majorité des Européens n’a pas suivi en 2003, d’où nos connaissances
inférieures dans les effets de l’uranium appauvri. Ce sont ces connaissances
qui aident nos pourfendeurs des déserts à interpréter les vibrations du sol à
leur manière et leur permet de communiquer en toute confidentialité.
Le tendon d’Achille du dispositif réside dans la
sensibilité nécessaire, de la pointe des orteils à l’extrémité du talon. Il est
donc vraisemblable que les services secrets russes, chinois et autres vont
documenter de manière rigoureuse les quantités d’Akiléine livrées au 10 Downing
Street ou à Washington DC.
On vous tiendra aux vibrations.
Non Tony, me laisse pas tout seul
Interdire : défendre à qqn, empêcher qqn, d’utiliser, de faire. Telle est la définition de mon vieux Larousse fatigué. Ajoutons : obligation technocratique postmoderne.
Exemple : en Australie, en Grande-Bretagne, en Suisse et en France les technocrates recommandent l’interdiction pure et simple du portable en voiture, même avec kit mains-libres.
En bon citoyen de mon époque, je vous propose ci-dessous quelques mesures évidentes, destinées à optimiser les interdictions au volant :
1. donc, on interdit le portable, même avec kit mains-libres. Mais on peut aller plus loin.
2. Le GPS émet des sons nasillards. Son tout petit écran est facteur de perturbation. Donc on interdit le portable et le GPS. Mais on peut aller plus loin.
3. Le passager peut s’adresser au conducteur et lui faire la conversation, ce qui dérange ce dernier. C’est beaucoup plus grave s’il s’agit d’une passagère et qu’elle est court vêtue. Donc, on interdit le portable, le GPS et le siège passager. Mais on peut aller plus loin.
4. Pour savoir s’il respecte les limitations de vitesse, le conducteur doit avoir en permanence les yeux rivés sur le tachymètre. Puis, son regard s’attarde sur le compte-tours, le niveau d’essence, la température moteur et les voyants. Ce faisant, il ne regarde pas la route. Donc, on interdit le portable, le GPS, le siège passager et le tableau de bord. Mais on peut aller plus loin.
5. Chaque fois qu’un piéton se fait écraser, il passe logiquement sous les roues de l’auto. Là réside donc le véritable danger : les roues. Donc, on interdit le portable, le GPS, le siège passager, le tableau de bord et les roues.
A ce stade, nous obtenons un véhicule technocratiquement correct. Mais on doit aller plus loin.
Afin de m’éviter d’écrire des âneries à longueur de blogs, le con sultan que je suis resté suggère en outre :
• d’interdire les rapports de technocrates à trois neurones,
• d’interdire les rapports dont les conclusions ont pour seul but de protéger leur auteur (j'ai laissé au singulier. Oh my god...).
On pourrait, bien sûr, contraindre les constructeurs à équiper à la fois les véhicules et les portables d’une interface bluetooth obligatoire. Mais ça empêcherait les technocrates d’interdire, ce qui serait très dommage.
Il est interdit de blogger le week-end.
Mais ce
coup-ci, je ne rigole pas.
Je ne
voulais rien publier ce week-end. Et puis, paf, je surfe sur quelques journaux
britanniques en ligne et je tombe sur cet article assez inquiétant sur The
Independent.
Pour faire
simple, des scientifiques de plusieurs pays (Grande Bretagne et Allemagne
notamment) pensent que le véritable responsable de la disparition des abeilles
est le portable. Les ondes de l’ attribut indispensable à l’individu cool,
moderne et branché perturberait le système de navigation des abeilles (tout
comme les lignes à haute tension). Dans le rayon d’action d’un portable, les
ouvrières refuseraient de revenir à la ruche et tout l’essaim disparaîtrait, n’étant
plus alimenté
L’article
mentionne en outre que le portable est sous observation à cause de possibles
effets cancérigènes sur l’homme. Mais il faudrait étudier les effets du
portable pendant 20 ans pout avoir des résultats significatifs.
Enstein (qui n’utilisait pas de portable, pas folle la guêpe) affirmait en son temps que, sans les abeilles, l’homme ne survivrait pas plus de 4 ans. On risque de ne jamais avoir les conclusions de l’étude. L’article de l’Independent se trouve ici. Lisez-le si vous comprenez l’anglais, ça vaut la peine.
Tuée par Nokia, Motorola ou Samsung ?
J’aime bien
les français. Intelligents et dynamiques, on leur doit des réussites
exemplaires, comme par exemple Ariane V 10 tonnes.
Quelle ne
fût pas, alors, ma surprise de lire qu’ils ne trouvaient pas d’endroit pour
organiser un débat politique.
Ils ne
lisent pas les journaux ? On a une nouvelle planète maintenant ! Et
comme ils ont aussi la fusée, où est le problème ? On pourrait pousser le
bouchon un peu plus loin et décider que le/la vainqueur du débat deviendrait
pape (un pape, c’est un chef des Gliese). Et de toute façon une moitié des
français émigrera vers Gliese après le 6 mai.
Pour arbitrer le débat, je pense à Paco Rabanne qui vit là-bas depuis 1999, date de la fin du monde sur notre planète. Il nous a envoyé une photo de sa trace sur la plage.
Des
chercheurs de l’université d’Ann Harbour au Michigan ont comparé l’évolution
des gènes des chimpanzés et de l’homme, depuis que les deux branches d’hominidés
ont divergé (+/- 6Mio d’années).
Le résultat
est bluffant : alors que chez l’homme 154 gènes se sont modifiés, le
chimpanzé, stakhanoviste de l’évolution a changé 233 de ses gènes.
Conclusions (hâtives mais c'est Internet) :
Bonne nuit
a tutti.