Sur le plan européen, l'événement avec un gros Q cette semaine fut, sans aucun doute l'attaque des Anonymous sur les serveurs des institutions européennes. Pour le Parlement, ce n'est pas mérité, pour la Commission c'est insuffisant, à répéter tous les jours jusqu'à la capitulation en rase campagne.
En effet, la grande commission a, de concert avec le Conseil, approuvé cette semaine l'opaque traité ACTA.
Depuis ses origines, le web offre une plate-forme de libertés individuelles. Contrairement aux organes de presse, dont la plupart sont inféodés à des idéologies bien formatées, le web permet l'expression individuelle la plus totale. Le web est un miroir dans lequel l'humanité se reflète. Tant pis si l'image n'est pas toujours reluisante : l'homo sapiens est perfectible à tous les niveaux. Dans ce contexte, une censure du web accentuera la piraterie et la clandestinité plus qu'elle n'aidera l'humain à s'améliorer. Les politiques qui supporteront ACTA doivent savoir qu'ils renforceront des mouvements tels que les Indignados et les abstentionnistes. En aucun cas une restriction des libertés ne peut faire progresser la démocratie.
Le processus d'adoption d'ACTA illustre à contrario ce qui précède : le traité fut négocié entre les puissances du monde libre (autoproclamation douteuse), dans le plus grand secret. Toujours dans la tradition du monde libre, la Commission (des fonctionnaires non-élus) et le Conseil (des élus mais pour un tout autre mandat) se sont octroyé le pouvoir de censurer le web de 500 millions d'habitants sans la moindre consultation. Preuve ultime de l'escroquerie : le Parlement Européen,composé d'élus, ne fut pas associé aux négociations.
Il nous reste UNE seule carte à jouer : ACTA ne peut entrer en vigueur si ce même Parlement Européen ne le ratifie pas. L'enjeu est énorme : si ACTA ne peut s'appliquer en Europe, il devient sans objet dans le reste du monde.
J'ai déjà contacté mon eurodéputé et ai obtenu sa promesse de rejet. Si votre liberté et le droit de pouvoir vous exprimer vous importe, faites de même. Franchement, agissez, l'enjeu est d'importance : si vous ne voulez pas vivre sous Pinochet.eu, c'est le moment, c'est l'instant.
Pour contacter votre représentant, la syntaxe de l'email est :
prénom.nom@europarl.europa.eu.
Enfin, si vous désirez une lettre-type, contactez-moi (email yahoo, à droite sur cette page), le travail est déjà fait.
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