Afin d'illustrer le problème grec, rappelons-nous, l'oeil ému, la célèbre tirade de Pierre Desproges : « Papandreou, Mamandreou, crac-crac ». Résultat, ils ont fait crac-crac ensemble et, 40 ans plus tard, le fiston fout le boxon sur la scène européenne.
Le Nouvel Obs se pose la question de savoir si les marchés sont solubles dans la démocratie. Le contraire semble plus évident, tant la politique semble impuissante à mater les secteurs financiers.
D'abord il y a l'aîné l'Europe a trop tergiversé, hésitations teutonnes obligent. Aujourd'hui, nous n'avons plus le choix que de suivre les germain(e)s, tant la confiance des marchés a fondu. Arrive le fiston et ses soucis démocratiques. Légitimes en soi, mais mal organisés : s'il tenait à un référendum, il aurait dû jouer cartes sur table. Que nenni, le fiston tente l'ultime manœuvre, au risque de planter toute l'UE.
Etonnez-vous dès lors, qu'un sondage en ligne prédise à 80% la sortie de la Grèce de l'Euro, après une mise en faillite pure et simple.
Pour sauver le pays du sud, il aurait fallu intervenir décisivement dès les premiers symptômes. L'égoïsme ou l'imbécilité de certains a rendu le sauvetage impossible, tant sur le plan européen que sur le plan intérieur. La Grèce sortira vraisemblablement. Mais pour un Euro stable il conviendrait de faire sortir aussi l'Allemagne. Débarrassé de ses deux extrêmes la devise commune retrouverait une base plus cohérente. Difficile à envisager politiquement, d'accord. Mais pas dépourvu de logique.
Chez les Papandreou, il y a des papas Papandreou à poux et des papas Papandreou pas à poux.
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