Hier, Big Steve a encore secoué l'empire vieillissant de Redmond : il a émis des obligations pour un montant de 3,8 Mia USD. En soi, c'est une bonne décision, les taux sont très bas, l'emprunt n'est pas cher. Autant, on n'aimait pas Billou, autant on trouve de vraies qualité managériales à Big Steve.
Depuis la cour faite au point d'exclamation (et son yahoo devant), on sait que Big Steve est assis sur 25Mia USD de trésorerie. Alors à quoi peuvent servir les cacahuètes récolletées ce jour ?
Pas à racheter SAP en tous cas, Redmond s'en défend.
D'ailleurs, à en croire l'article de the register, ce serait même IBM qui rachèterait SAP. Même si IBM et SAP n'en savent rien.
Vu les antécédents de Big Steve, tous les yeux convergent vers le point d'exclamation (et son yahoo devant). En effet, les données ont changé : d'abord le point d'exclamation n'est plus dirigé par plus par ses fondateurs psycho-rigides mais bien par une gentille fille. Ensuite, le point d'exclamation a perdu de nombreux cadors lors du premier flirt, d'où force de développement restreinte, d'où avenir moins radieux. Tertio, Big Broogle, le concurrent mortel, stagne : plus besoin de société privée pour surveiller Internet, les services publics s'en chargent. En outre, un moteur de recherche concurrent, Wolfram Alpha débarque lundi prochain ; les testeurs en disent le plus grand bien.
Bref, le moment pour agir semble bien choisi. C'est l'arithmétique qui nous interpelle : la dernière fois, Big Steve avait mis 45 Mia sur la table, en vain. Comment comprendre que 28.8 suffiraient cette fois ?
A moins, bien entendu, que la cible soit différente : 3.8, c'est un chouïa de plus que l'achat de skype par ebay, voici trois ans. Et si … ?
En tous cas, les marmottes de l'IT semblent sortir de leur terrier. Il était temps, j'allais me mettre à bloguer sur Brittney Spears. Dommage qu'à leur éveil, elles nous annoncent la disparition du plus grand éditeur européen.
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