Dexia, Fortis, IKB, Commerzbank, WestLB, Hypo Real Estate, AIG, Morgan Stanley, Bank of America, RBS, Lloyds TSB, Kaupthing... Aujourd'hui, General Motors, Ford, Chrysler, Opel et des rumeurs chez Volvo et Saab. J'en ai probablement oublié l'un ou l'autre ; ils me pardonneront. D'ailleurs l'échantillon statistique est assez large pour être représentatif de notre nouvelle dépression économique : aujourd'hui les autorités sont généreuses. Et un peu molles des genoux.
Problème d'argent ? Calmez-vous : le FMI, les banques centrales et autres ministères des finances vous ont à la bonne. A condition d'avoir été politiquement correct et de compter les bons amis (dommage pour Bear, Lehmann et Merrill) un paquet de milliards vous attend, signe que le monde a appris de ses erreurs.
Voici huit ans, une autre bulle éclatait. Primitives, les autorités de l'époque se trouvèrent fort dépourvues lorsque la bise fut venue. Conséquence, les managers d'alors se sont débrouillés tout seuls. La preuve : ils continuent d'embêter le monde à l'heure où vous nous lisez. Ils ont encaissé leurs pertes financières, se sont serré la ceinture et on fini par émerger.
Les dirigeants et actionnaires de 2008 sont métrosexuels : sensibles sophistiqués et fragiles, ils ont été élevé dans l'ouate et le satin. Ils ont besoin d'être soutenus. A l'instar des cadres de GM qui s'efforcent de moderniser leur entreprise depuis vingt ans. Mais elle est si grande... Ou des actionnaires minoritaires de Fortis, frustrés par le cours de l'action. Personne ne leur avait enseigné qu'une action peut aussi, parfois, chuter. Eux ont décidé d'intenter un procès.
Et les victimes de la bulle Internet d'intenter un procès pour discrimination face à la crise ? Non, pas envie de partager le panier à crabes. Mais surtout envie d'avancer.
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