IT et finance : vases communiquants
Au moment d'écrire ces quelques lignes, les bourses américaines baissent. En parallèle, l'action Yahoo (et son point d'exclamation) montent sur des rumeurs d'un nouvel amour fou avec Big Steve.
En 2000, la bulle Internet éclate. Les financiers qui avaient, au préalable injecté des centaines de millions dans n'importe quoi, pourvu que ça parle de web, brûlent ce qu'ils avaient adoré (vous vous rappelez de l'action Ariba à 85 $ ?) Conséquence logique, les bourses baissent. Interrogés quant à l'impact sur son secteur, un banquier s'exclame devant la caméra : « il y aura bien un problème avec les consultants, mais ça... »
En 2007, la crise du subprime éclate. Cette fois, les financiers, dans l'oeil du cyclone, prédisent une crise longue, voire même la fin du capitalisme moderne tel que nous le connaissions depuis le début des années '80. Le congrès américain en remet une couche en annonçant une enquête sur les 10 trillions de capitaux hors bilan (traduisez : la spéculation) et leur mise au pas.
La caractéristique majeure de la présente crise, c'est qu'elle affecte plusieurs domaines à la fois : immobilier, finances, matières premières, énergie. Bref, presque la totale.
Presque.
Car la victime de la précédente bulle se porte, elle, comme un charme. En plein marasme planétaire, Oracle et SAP viennent d'annoncer des hausses de prix. A croire que les lignes de code s'écrivent grâce à des grosses génératrices au fuel. En fait la logique d'Oracle est implacable : les clients organisent leurs entreprises sur nos applications, ils ne peuvent donc pas tourner sans nous.
Le rapport entre l'IT et la finance s'organise donc depuis une dizaine d'années sous le mode du vase communiquant. Ou du rapport de force ?

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